Joël Legendre et la police en civil

Il y a déjà plus d’une semaine que cette histoire est arrivée. Joël Legendre, un homme fort connu du public, aurait décidé de se retirer du monde du showbiz pour des raisons très surprenantes. En fait, la semaine dernière, le journal de Montréal et d’autres publications du genre auraient publié un article révélant que celui-ci a dû payer une amande d’un montant de 430$ pour grossière indécence. L’article raconte qu’il aurait été appréhendé pour s’être masturbé en public au parc Marie-Victorin, à Longueuil. L’évènement se serait déroulé à l’automne dernier. Monsieur Legendre aurait sorti son pénis en public à la vue d’un homme dans le but de créer une réciprocité de l’interaction. Depuis les derniers jours, Joël Legendre aurait commencé par dire ne se rappeler de rien, ensuite nier les faits pour finalement dire que son but était tout simplement d’uriner entre deux arbres. Plus tard, le 12 mars 2015, Legendre aurait fini par écrire à ses fans sur Facebook pour s’excuser et avouer les faits pour lesquels il était blâmé.

Il avait initialement nié les faits pour protéger sa famille a-t-il dit. Étant une personnalité publique, il savait très bien que si l’information sortait au grand public cela allait faire un énorme scandale. On l’a vu dans le passé avec des personnalités comme Mario Pelchat, trouvé coupable de conduite avec les facultés affaiblies.

Tout ceci me ramène à une stratégie policière développée depuis quelques années déjà et qui montre, d’un point de vue des statistiques, des résultats fulgurants. On parle ici du domaine de la police en civil. Ceci consiste tout simplement à inciter un agent de police à se fondre dans la masse pour réussir à coincer des malfaiteurs en pleine action. Cette technique ressemble en fait à ce qu’on connaît de la vieille mode de ceux que l’on appelait tout bonnement les Watchmen, mais avec un pouvoir de juridiction qui leur est propre. Les agents agissent en fait à titre d’espions, pour coincer plus particulièrement les infractions au règlements municipaux comme le vandalisme, la possession simple et bien sûr la grossière indécence.

M’intéressant énormément à ce sujet, j’ai pris la peine d’interroger un agent de police du SPVM de mon entourage qui agit à titre de policier en civil. Selon lui, l’objectif est d’agir en tant qu’agent sans être à l’instant présent une figure d’autorité pour les citoyens. Leur travail consiste à chercher les méfaits qui se déroulent dans les parcs ou dans la communauté en général. On parle ici de vandalisme, de vols, de fraude, de bagarres, d’actes sexuels en public et de consommation de drogue et d’alcool. On pourrait quasiment leur attribuer le rôle de policier communautaire, car ceux-ci se fondant dans la masse cherche à agir en tant qu’espion pour coincer les malfaiteurs dans le but de permettre la communauté de se croire dans un environnement sain et sans méfait. Il va s’en dire que ceux-ci n’agissent jamais seul, car cela peut souvent dégénérer et la sécurité reste primordiale. De plus, ils doivent comprendre le public pour bien interagir avec celui-ci, car chaque parc a ses habitudes. L’agent doit agir en évitant de solliciter l’acte, car cela pourrait être retenu contre lui advenant à un procès. Ma source m’a même confié que dans le parc dans lequel il exerce son métier, il existe des symboles qui sont compris par les pédophiles, les prédateurs sexuels ou les gens habités par de mauvaises intentions. Par exemple, on peut voir sur des sites de rencontre adressés à la clientèle homosexuelle que dans le parc Angrignon sur l’île de Montréal si tu te penches dos à un arbre c’est que tu cherches quelqu’un pour te faire sodomiser. Il est écrit aussi que si tu te retrouves accoté à un arbre en fumant une cigarette, il s’agit de signes compris voulant dire que tu veux avoir une fellation. Ce genre de symbole est dirigé directement à ce parc en particulier, mais tous les autres parcs ont chacun leur histoire. Il m’a aussi spécifié par des statistiques policières que ce genre d’acte est reconnu bien sûr dans le parc Angrignon, mais aussi dans le parc Marie-Victorin et le parc Maizeret de Québec. C’est parc sont beaucoup moins fréquenté qu’avant par les familles et sont désormais des cibles notables pour les policiers.

C’est en lui parlant de la raison de mon enquête qu’il a fait le lien entre l’incident de Joël Legendre et mon soudain intérêt à ce sujet spécifique. Il m’a donc spécifié que selon les croyances populaires, ce qu’on croit être la vérité n’est qu’un mensonge. Contrairement à ce qui est pensé par le public, la peine n’est pas seulement de nature municipale. Il est aisé de prolonger à une poursuite au criminel pour ce genre de crime. Pourtant, selon ce qu’on en sait, Joël Legendre aurait seulement payé une amande pour son geste. Devons-nous en conclure que c’est en raison de sa célébrité que l’action n’a pas été plus punie?