Conflits religieux au Pakistan

Encore une fois, et ce sans arrêt depuis les attentats du 11 septembre on liste des drames et des catastrophes de plus en plus monstrueux qui ont lieu dans les pays arabes. De plus, si on se rapporte à l’histoire occidentale, ce genre de querelles a lieu depuis toujours et malgré son taux de médiatisation peu élevé, s’est vu être plus dommageable que les génocides causés par les groupes nazis au temps de la deuxième guerre mondiale. Regroupant ce type de guerres, on appelle alors la catégorie de guerres religieuses. Par exemple, on en perçoit dans l’actualité des résultats atroce comme des actes de flagellations publiques. Ceci regroupe les idéaux divergents de chacun d’eux ou encore les extrémistes qui cherchent tout simplement à ce que le monde entier comprenne qu’ils sont la vérité absolue.

Cela peut sembler insolite pour des gens de notre génération, car nous nous trouvons dans une air qui voit la science prôner sur la religion dans le but de réparer les erreurs que celle-ci aurait faite dans le passé. À titre de spécification, il faut dire que dans certains peuples, voir pays aujourd’hui on se sert encore de symboles, d’édifices ou de personnalités religieux dans le but de revendiquer des demandes qui souvent sont exagérés sans bon sens ou encore qui sont à l’affiche en temps que cri du coeur de la part d’un peuple blessé.

C’est là que nous prenons place en considérant l’attaque terroriste contre une mosquée chiite au Pakistan survenue ce vendredi dans la ville de Shikarpur plus précisément. On précise qu’en fait l’attaque a été fait contre ce qu’on appel une « imambargah ». En d’autres mots, c’est l’appellation que l’on fait usuellement des mosquées appartenant au peuple chiite, une minorité musulmane.

L’acte terroriste se résume par une bombe qui a explosé ce vendredi matin dans les environs de sept heure. À cette heure, plusieurs croyants s’adonnaient à leur prière traditionnelle matinale. Cela en a résulté à considérer que cette attaque est le plus sanglant survenu dans la dernière année. Les raisons qui nous poussent à croire un si effroyable record parlent par eux même. Le ministre de la santé, Jam Mehtab Daher, parle d’un grand total de 61 morts et de dizaines de blessés à ce jour. Le nombre grandit de jour en jour, car les investigations n’ont pas pu encore passer à travers tous les décombres. De plus, plusieurs rescapés se trouvent encore entre la vie et la mort.

«Cinquante-quatre corps se trouvent à l’Hôpital de Shikarpur. Sept autres personnes sont décédées dans les hôpitaux de Sukkur et Larkana», a-t-il précisé.

On va même jusqu’à comparer cette tragédie à celle qui a eu lieu en décembre dernier dans une école de Peshawar qui a à elle seule faite plus d’une centaine de morts, dont plus de la moitié étaient des enfants.

Pour ce qui est des détails entourant l’attaque, des experts se sont penchés sur la question à savoir qu’est ce qui avait déclenché cette explosion; soit une bombe ou un kamikaze. L’option d’un déclenchement est aussi envisageable selon les dires de Sain Rakhio Mirani, un commissaire de la police locale. Celui-ci tire ses informations des hautes instances religieuses qui étaient sur place lors de l’explosion vendredi. Selon ces individus de culte, il y avait dans les 400 adeptes qui étaient présents lors de l’attentat.

Deux personnes ont été interrogés par l’AFP (Agence France-Presse) et ont fait part de leur témoignage aux sujets de cette tragédie. Cette agence est, à savoir, celle ayant récolté le plus grand lot d’information sur le sujet grâce à leurs journalistes et caméra-mans téméraires et extrêmement compétents.

Le premier, Zahid Noor, raconte que suite à l’explosion, des centaines d’individus ont accourus pour tenter de sauver les gens pris en dessous des décombres. Il a poursuivit par:

«Les blessés ont été transportés d’urgence dans un hôpital public en taxis ou en motos pousse-pousse, car il y avait très peu d’ambulances. Le sol était tapissé de sang et jonché de chair, il y avait aussi une forte odeur de corps calcinés, les gens criaient… c’était le chaos»

Le deuxième, Mohabbat Ali Babalan, raconte plutôt à titre de simple villageois, car celui-ci n’était pas témoin, mais perd tout de même des proches suite à cela.

«Moi, j’ai perdu quatre de mes cousins dans l’attaque, mais un de mes amis a vu ses cinq fils mourir». Ce fut ses paroles pour décrire la peine qui l’envahissait.

Par ailleurs, on a apprit par après que le vendredi matin en question, le premier ministre Nawaz Shariz était en visite dans la province de Sind, là où se trouve la ville de Shikarpur. Celui-ci y était présent pour établir les bilans des derniers attaques terroristes. Il en a surpris plusieurs lors de sa réponse aux questionnements des journalistes par son positivisme au sujet de l’attaque.

« le Pakistan mène une guerre décisive contre le terrorisme. Et nous avons accompli de bons résultats, des résultats satisfaisants » dit-il.

Il est vrai de dire cela, car selon le PIPS (L’institut pakistanais des études sur la paix), les actes terroristes du pays on reculé de 30% en terme de fréquence. Ce qui est un grand pas d’accomplit. Toutefois on reste toujours les mains liées à savoir quand va survenir le prochain, car les autorités locales ne peuvent pas faire grand chose pour cesser cela, autre que de tenter la prévention, mais c’est rien de gagné.

Plus tard, dans la fin de semaine, c’est le porte parole du groupe terroriste lui-même qui s’est fait entendre par les journalistes de l’AFP. Ahmed Marwat, a fait savoir les revendications de son groupe le Jundullah par les paroles suivantes:

« Nous allons continuer d’attaquer les chiites car ils sont opposés au vrai islam »

Il n’y a donc pas beaucoup place à négociation et les autorités pakistanaises n’ont d’autres choix que de prendre ces menaces très au sérieux. C’est par ce type de revendication que nous n’avons pas le choix de constater que c’est loin d’être terminé. De plus, la religion étant un sujet de désaccord profond depuis l’antiquité, reste encore aujourd’hui l’une des raisons du pourquoi la guerre est encore sujet d’actualité aussi présent.